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Visibilité 19 août 2026 · 10 min de lecture

Fiche Google Business Profile pour naturopathe : le mode d’emploi, champ par champ

Catégorie, description, photos, horaires, avis : comment remplir chaque champ de votre fiche Google, et les erreurs qui peuvent vous la faire suspendre.

Julien Duplouy Fondateur d’ElyoStudio, sites internet pour naturopathes — Aureilhan

C’est l’outil le plus rentable dont dispose une praticienne, il est entièrement gratuit, et il est mal rempli neuf fois sur dix. La fiche Google Business Profile — l’ancien Google My Business — décide de votre présence dans l’encart cartographique qui s’affiche au-dessus des résultats classiques. Sur un téléphone, cet encart occupe le premier écran entier. Beaucoup de gens n’iront pas plus loin.

Voici comment la remplir sérieusement, champ par champ, avec les pièges propres aux métiers du bien-être.

Avant de commencer : avez-vous le droit d’en avoir une ?

Oui, à une condition : recevoir des clients à une adresse, ou vous déplacer chez eux dans une zone identifiable. Une activité exclusivement en ligne ne peut pas prétendre à une fiche locale.

Deux cas de figure :

  • Vous recevez dans un cabinet. L’adresse est publique et sert au calcul de proximité.
  • Vous vous déplacez uniquement. Vous pouvez masquer votre adresse et déclarer une zone de service — plusieurs communes, ou un rayon. Vous perdez un peu en précision de classement, mais vous existez sur la carte.

Si vous partagez un cabinet avec d’autres praticiens, chacun peut avoir sa fiche : ce sont des activités distinctes. En revanche, une même personne ne peut pas créer plusieurs fiches pour la même adresse afin de couvrir plusieurs spécialités. C’est une cause de suspension.

Le nom : le champ où l’on se fait suspendre

Le nom de la fiche doit être votre nom professionnel, tel qu’il apparaît sur votre devanture, vos documents et votre site. Rien d’autre.

Ajouter des mots-clés — « Camille Roux — Naturopathe Tarbes, ventre, sommeil, fatigue » — est une infraction explicite aux règles de Google. Cela fonctionne parfois quelques semaines, puis un concurrent le signale, et la fiche est suspendue. Reconstituer une fiche suspendue prend des semaines et n’aboutit pas toujours.

Écrivez simplement votre nom, éventuellement suivi de votre profession si elle figure ainsi sur votre plaque : « Camille Roux, naturopathe ». C’est autorisé, c’est suffisant.

La catégorie principale : le champ qui pèse le plus lourd

C’est le réglage le plus déterminant de toute la fiche. Google s’en sert pour décider sur quelles recherches vous montrer.

Choisissez la catégorie la plus précise qui corresponde réellement à votre activité — « Naturopathe » si elle est disponible, plutôt qu’une catégorie générique de médecine alternative. La précision prime toujours sur l’étendue.

Vous pouvez ajouter des catégories secondaires, mais avec parcimonie et uniquement pour des activités que vous exercez vraiment. Deux ou trois maximum. Une liste de dix catégories dilue le signal au lieu de l’élargir.

L’adresse, les horaires et le téléphone : la cohérence avant tout

Ces trois informations forment ce que l’on appelle le NAP — nom, adresse, téléphone. Elles doivent être écrites de façon strictement identique sur la fiche, sur le site, sur les annuaires et sur vos réseaux. Pas « av. » d’un côté et « avenue » de l’autre. Pas un portable sur la fiche et un fixe sur le site.

Pour les horaires : indiquez vos horaires réels, y compris les jours de fermeture. Une fiche qui annonce une ouverture alors que le cabinet est fermé génère des appels manqués, et parfois des avis négatifs qui n’ont rien à voir avec votre travail. Pensez aussi à renseigner les périodes de congés : le champ existe et presque personne ne l’utilise.

Le numéro de téléphone doit être un numéro que vous décrochez. Sur mobile, il devient un bouton d’appel — c’est souvent le premier geste d’une personne pressée.

La description : cent cinquante mots qui travaillent

Vous disposez d’environ 750 caractères. Ils ne servent pas au classement de façon directe, mais ils servent à convaincre la personne qui hésite entre trois fiches.

Écrivez dans cet ordre : ce que vous faites, pour qui, où, comment se passe une consultation, comment prendre rendez-vous. Évitez le vocabulaire de la profession que vos futurs patients n’emploient pas, et bannissez toute formulation qui pourrait passer pour une promesse de soin ou de guérison — c’est un sujet sur lequel le cadre légal est plus strict qu’on ne le croit.

Les photos : dix, réelles, à jour

Une fiche sans photo inspire la méfiance. Une fiche avec des images de banque d’images inspire pire.

Photographiez la façade telle qu’on la voit depuis la rue — c’est ce qui aide les gens à vous trouver physiquement —, la salle d’attente, la pièce de consultation, et vous. Une photo de vous, récente et qui vous ressemble, change beaucoup pour une première prise de rendez-vous : la personne sait qui elle va rencontrer.

Ajoutez-en quelques-unes chaque trimestre. Une fiche dont les photos datent de trois ans envoie un signal d’abandon.

Les avis : comment les demander sans se mettre en faute

Les avis comptent pour le classement local et, plus encore, pour la décision. Trois règles.

Demandez-les simplement. À la fin d’un accompagnement qui s’est bien passé, un message court avec le lien direct vers votre fiche. Le lien s’obtient depuis l’interface de gestion de la fiche.

N’offrez jamais de contrepartie. Une réduction ou un cadeau contre un avis est interdit par Google et peut entraîner la suppression des avis concernés, voire de la fiche.

Répondez à tout. Aux avis positifs en deux lignes, aux avis négatifs avec calme et sans détailler la situation d’un patient — le secret de ce que vous confient les gens prime sur l’envie de vous défendre. Une réponse mesurée à une critique est souvent plus convaincante qu’une série d’éloges.

Les publications : le champ que personne n’utilise

La fiche permet de publier de courtes actualités, visibles directement dans les résultats. Une publication par mois suffit : un nouvel horaire, un atelier, un article que vous venez d’écrire, une période de congés.

C’est un signal d’activité pour Google, et un élément de réassurance pour un visiteur qui voit que la fiche est tenue. C’est aussi, très concrètement, l’une des choses que je fais chaque mois dans le cadre du suivi, parce que c’est typiquement ce qu’on abandonne au bout de six semaines quand on est seule à s’en occuper.

Les erreurs qui coûtent le plus cher

  • Créer une deuxième fiche parce qu’on a perdu l’accès à la première. Il faut réclamer la propriété de la fiche existante, pas en créer une autre : les doublons se neutralisent.
  • Changer d’adresse sans mettre à jour la fiche. Le déménagement est le moment où l’on perd le plus de visibilité locale, faute de trois minutes de mise à jour.
  • Laisser la fiche non vérifiée. Tant que Google n’a pas confirmé votre existence à cette adresse, la fiche pèse peu.
  • Remplir la fiche et ne plus jamais l’ouvrir. Une fiche vivante devance une fiche dormante à qualité égale.

Une fiche existe déjà à votre nom et vous ne l’avez pas créée

C’est une situation fréquente et déroutante. Google crée parfois des fiches automatiquement, à partir d’informations trouvées ailleurs, ou un client bien intentionné a ajouté votre cabinet. Le résultat est une fiche que vous ne contrôlez pas, souvent incomplète, parfois avec de mauvais horaires.

La marche à suivre : recherchez votre nom et votre commune dans Google Maps, ouvrez la fiche, et cherchez la mention « Vous êtes propriétaire de cet établissement ? ». Vous lancez alors une procédure de revendication. Google vérifie que vous exercez bien à cette adresse — par courrier postal avec un code, par appel téléphonique, par email ou par vidéo selon les cas.

Ne créez surtout pas une seconde fiche en attendant. Deux fiches pour la même activité à la même adresse se neutralisent : elles se partagent les avis, les signaux et la confiance, et Google finit par en désactiver une, pas toujours celle que vous auriez choisie.

Si la fiche existante contient des informations fausses et que la revendication traîne, vous pouvez proposer une modification en tant que simple visiteur : les horaires ou le numéro seront corrigés en attendant que vous en repreniez la main.

Le cas des praticiennes qui se déplacent

Si vous consultez au domicile de vos clients ou dans plusieurs communes, réglez la fiche en zone de service plutôt qu’en adresse visible. Vous listez les communes couvertes — cinq à dix, pas trente — et votre adresse personnelle reste masquée.

Deux conséquences à connaître : votre fiche apparaîtra moins nettement sur les recherches faites depuis le centre d’une commune où vous ne résidez pas, et vous ne bénéficierez pas du signal de proximité qui joue en faveur des cabinets. En contrepartie, vous existez sur un territoire plus large, ce qui est exactement ce dont vous avez besoin dans une vallée ou en zone rurale.

Ce que la fiche ne fait pas

Elle ne remplace pas le site. Elle vous fait apparaître ; le site convainc, explique votre approche, affiche vos tarifs et permet de réserver. Une fiche parfaite qui renvoie vers un site illisible sur téléphone ne produit pas de rendez-vous.

Les deux fonctionnent ensemble, et c’est pour cela qu’ils sont traités ensemble dans la création de site pour naturopathe : la fiche est créée ou remise à plat en même temps que le site, puis entretenue chaque mois.

Pour savoir ce qu’il manque à la vôtre aujourd’hui, demandez l’audit vidéo gratuit : je la regarde en même temps que votre site.

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